Archive for août, 2010

Jeudi 12 août 2010 : chute des bourses


2010
08.12

La chute des bourses fait les gros titres. Dans un souci de parité je dirais qu’il n’était que temps qu’on abandonne enfin le sujet des nichons qui tombent…

Aphorisme du jour


2010
08.12

La vie est un gigantesque jeu de morpions. On fait des croix sur certains noms, on en entoure d’autres… c’est comme ça qu’on finit par avoir les bons amis.

Inside ‘Inception’


2010
08.11

Vu il y a deux semaines environ : Inception de Christopher Nolan, avec – en résumé et de façon totalement subjective – : Leonardo diCaprio et Joseph Gordon-Levitt (lire les noms avec des petits coeurs partout autour ;-) ).

Voici un film qui satisfera tout le monde, amateurs d’action comme de réflexion, et midinettes en mal de belles histoires d’amour. Les intellectuels, les philosophes, les psychologues, les architectes, les ingénieurs, les informaticiens,… tout le monde s’y retrouvera, y compris les simples cinema-lovers, parce que le scénario, la mise et scène, la photographie et le jeu des acteurs sont tous également excellents.

Je n’ai pas du tout envie de « spoiler » le film en révélant ce qui en fait l’intérêt, mais sachez juste qu’il s’agit d’un des films les plus intelligents de ces dernières années. Malgré certains aspects quelque peu abracadabrants le spectateur n’est jamais totalement largué, beaucoup d’explications lui sont données (parfois un peu trop tôt à mon goût) et il ne s’égare pas dans les méandres d’un scénario aussi compliqué… qu’un rêve de Christopher Nolan ! A la manière de Matrix, Inception ouvre la réflexion du spectateur bien au-delà du film sur ce qu’est la réalité et quelle est la place de l’être humain dans ladite réalité. A la manière de Shutter Island – avec le même Leonardo diCaprio, dans un rôle quelque peu similaire d’ailleurs -, le scénario propose une fin ouverte qui permet au lecteur de conclure le film à l’aide de ses propres émotions et/ou de sa réflexion.

Après avoir vu Inception on se demande quand même si une bonne psychanalyse ne nous permettrait pas de faire remonter des limbes tout ce qu’on y a enfoui et qui nous torture jour après jour… On ne sort pas tout à fait égal à celui qu’on était en y entrant, et c’est justement formidable que le cinéma se souvienne, parfois, qu’il a ce pouvoir de changer (un peu) le monde…

Mais au-delà de cela, c’est surtout le plaisir d’un vrai moment de cinéma avec, j’insiste, l’une des mieux pensées et des plus belles distributions (internationales qui plus est) de ces dernières années : Joseph Gordon-Levitt, Ellen Page, Michael Caine, Marion Cotillard, Ken Watanabé, Cillian Murphy… et Leonardo diCaprio, simply the best actor un the whole world… what else ?

Ma note : 8/10, et mon espérance que l’Oscar du meilleur scénario aille à Nolan, et celui du meilleur acteur, enfin, à Leo…

Tempo Latino 2010


2010
08.11

Ahhhhhh… le fameux festival de Vic-Fezensac ! – ou comment faire d’un village paumé du Gers la capitale française de la salsa !

Tempo Latino c’est quatre jours d’hommage à la musique latine, dont trois entièrement consacrés à la salsa, et cette année, j’y étais. J’ai donc pu profiter de l’ambiance exceptionnelle des arènes, envahies par de nombreux aficionados, certains d’origine latine mais d’autres aussi Français qu’il est possible de l’être, convertis à la latinité par leur passion de la salsa. C’est drôlement beau à voir, cette synergie, cette communauté de plaisir, surtout en ces temps d’égoïsme et de nationalisme pas forcément toujours de bon ton… comme quoi pour réunir les gens, il n’y a pas que l’identité nationale… ahum.

Cette année au programme de Tempo Latino il n’y avait que du très agréable. Jusqu’au dimanche soir, rien d’extraordinaire, mais aucune déception non plus, et puis le dimanche… BAOUM !!!

- le vendredi, Calambuco, une découverte colombienne festive avec des musiciens très généreux et à qui on a envie de souhaiter la même carrière internationale qu’à leurs compatriotes de la 33 – merci les gars pour la démonstration brillante de ’soneos’ en collaboration avec le choriste de Choco Orta, et pour l’esprit de pure salsa que l’impro du tromboniste et celle du choriste de Choco a su apporter -, et les korrigans en délire de Salsa Celtica (introduits par deux MCs déguisés en Ecossais kilté et en lutin irlandais, mélangeant allègrement le whisky et l’armagnac pour un cocktail de bienvenue dans le Gers), complètement allumés, et d’une qualité technique assez hallucinante – imaginez le mélange de musique celtique traditionnelle (irlandaise et écossaise) et de salsa… vous voyez ? non ? c’est ici : http://www.salsaceltica.com/. Un seul regret : pas forcément ‘bailable’, la musique de Salsa Celtica… et un petit reproche : l’harmonie n’était pas tout à fait au rendez-vous dans le groupe, avec un pianiste totalement effacé qui faisait presque la tronche, et un chanteur un peu absent, pas aussi généreux que le bongocero ou les musiciens celtiques. Mais j’ai beaucoup pensé à mes amis musiciens, que cette inventivité et cette technicité auraient laissés pantois.

- le samedi, expérience mitigée : les bons musiciens de Grupo Fantasma n’étaient pas tout à fait assez salsa pour nous ce soir-là, notre envie de danser commençait à prendre le dessus, nous n’avons donc pas écouté le concert jusqu’au bout – mais cela n’enlève rien à la qualité musicale des quatre morceaux entendus. Nous sommes revenues pour Choco Orta, un personnage complètement délirant et du même coup attachant, dont le numéro nous a bluffées. Il me semble très compréhensible que d’autres n’aient pas accroché au one-woman-show qu’elle nous a fait, car au-delà de sa personnalité et de son groove, il ne restait pas grand’chose : les musiciens ne dégageaient rien, il n’y avait pas d’harmonie, d’esprit de groupe – se connaissaient-ils seulement avant le concert ? – et je me suis même demandé s’ils prenaient du plaisir à jouer pour elle, sachant qu’elle leur vole la vedette de A à presque Z (non parce qu’elle les présente quand même !) : lors du solo du conguero, Choco l’a proprement dégagé de derrière ses congas pour prendre le relais, et idem pour le solo de timbales – qu’elle a pourtant moins bien réussi. Mais il reste un franc moment de rigolade, et une admiration sans bornes pour ce bout de femme qui s’agite sur la scène, court partout, fait même des pompes (cocaïne ou adrénaline ?), chante avec ses tripes, improvise comme il se doit, nous parle, et évoque les plus grandes chanteuses noires du rock et de la soul, Tina Turner en tête. Généreuse jusqu’au bout, elle reviendra pour ses trois rappels, et rien que pour ça : merci Choco !

- le dimanche, ahhhh… le dimanche ! Une première partie très honorable assurée par la Sucursal S.A., une formation de Barcelone, visiblement ravie d’être là et dont le plaisir était communicatif. Quelques reprises de standards, dont un très agréable Guararé – pour lequel je remercie Amour d’avoir été mon partenaire de danse -, un clin-d’oeil plus que sympa au regretté Michael Jackson, avec une version latine de Thriller, et hop, c’est au tour de la formation de Jimmy Bosch de prendre la scène. Et là… la claque – les claques. Première claque : tous les musiciens sont des superstars, ils ont accompagné les plus grands, et ce concert qui les réunit de façon très exceptionnelle est un TRES gros cadeau qu’on nous fait. Deuxième claque : les deux premiers morceaux sont ultra-décevants… eh oui ! Mauvais réglage de son, on s’en prend plein les oreilles avec des basses surchargées et les chanteurs semblent chanter faux… ça promet ! Troisième claque : a priori la régie a corrigé le tir et le concert devient tout bonnement une tuerie… chaque solo est un truc monstrueux, le timbalero joue comme un boxeur en apesanteur, le pianiste – enfin les pianistes devrais-je dire, puisque l’un des morceaux sera joué par un guest de l’est à l’étrange coiffure de page médiéval, mais aux doigts de fée – sont excellentissimes, chaque instrumentiste à vent déchire, et les deux soneros, jeunesse versus expérience, sont à tomber. Le meilleur : le visible plaisir que prend chacun des musiciens à jouer avec les autres, les sourires, les accolades, les défis fraternels, et la fierté d’être là et de jouer avec Un Tel : voilà ce que doit être l’harmonie dans un groupe. Jimmy Bosch en leader modeste, fier de ses recrues, attentif au plaisir de chacun, heureux d’être à Vic où il se dit – et se sent visiblement – “en famille”, est touchant, au-delà d’être excellent dans sa partition de tromboniste : il soutient visiblement la grande chanteuse blonde qui, à sa droite, n’en mène pas large, a priori très impressionnée d’avoir été recrutée pour ce concert, et qui se rassérène peu à peu dans toute cette chaleur humaine… La générosité extrême du groupe qui a joué au final pendant plus de trois heures, nous laissant sur les rotules mais ravis absolument, sera pour moi le meilleur souvenir de ce Tempo Latino 2010. Et finir en apothéose est le meilleur moyen de se rappeler positivement cette édition… bien joué les organisateurs !

Au-delà du on, Tempo Latino c’est aussi un off – dont j’ai hélas très peu profité, mais qui habille les journées et les nuits du festival de bon live -, des sandwiches au magret de canard et des verres de vin rouge, des gens totalement beurrés et des comas éthyliques dans l’esprit des ferias du sud-ouest, des moments entre ami(e)s qui ne se voient pas souvent, des before et des after dans les bars locaux avec de super DJs (ou de moins bons, mais passons…), des danses-que-du-plaisir-pas-de-démos-parisianistes, du soleil, et de la pluie aussi – parce que Tempo Latino, c’est de tout et pour tout le monde, et y’a pas de raison que la pluie en soit exclue.

Un village entier qui ne vibre que par et pour la salsa pendant trois jours, et c’est en France que ça se passe ! Vous devriez maintenant savoir ce que vous faites, le dernier week-end de juillet 2011… non ?

http://www.tempo-latino.com

Tempo Latino 2010

Cet article a également été publié sur le site www.quatre-epices.fr et sur le groupe facebook de l’association Quatre Epices.