Il y a peu j’ai organisé un concert pour Michael Jackson, et comme Michael est un gars sympa qui ne se la raconte pas, il a dîné avec nous tous – je veux dire, toute l’équipe technique, la régie, les organisateurs etc… – sur une table commune, toute simple, faite d’une planche et de tréteaux. Mais bon, Michael est américain, et la grosse bouffe française ça ne le faisait pas pour son estomac délicat, alors il m’a gentiment demandé si je voulais bien lui préparer un hamburger avec des frites, le genre de met léger mieux conçu pour les organismes yankees… Bien sûr j’ai dit oui (quand vous avez Michael Jackson à votre table, vous faites pas la maligne), et je me suis mise à cuisiner, lorsque soudain a surgi… Godzilla !!!!
Enfin si ce n’était lui c’était donc son frère, car le bestiau avait un net air de famille… à ceci près qu’il cousinait aussi, quelque part, avec Achille – du moins dans sa légende, car comme lui il avait été revêtu par magie d’une invisible armure indestructible, à l’exception d’une partie de son corps ainsi devenue son maillon faible. Mais il aurait été trop facile que ce soit le talon bien entendu !!!! Il me restait donc à découvrir où se situait cette zone fragile afin de dégommer la bête immonde avant qu’elle ne zigouille toute mon équipe technique – ce qu’elle avait déjà commencé à faire. L’histoire ne dit d’ailleurs pas où était passé Michael à ce moment-là (ah désolée, moi je ne suis que l’héroïne, pas la scénariste hein !).
Bref, nous planchions (qui sont les « ils » qui font un « nous » avec « moi » ? no sé) sur la question, dans l’urgence et la terreur, quand la bête nous tourne le dos et nous dévoile, à la manière des chats, un anus évident, large comme une porte cochère et situé à la hauteur d’un troisième étage de buiding. « Bon sang mais c’est bien sûr ! » me frappé-je le front, « son talon d’Achille, c’est son anus ! Un anus d’Achille en quelque sorte… ». Oui bon, mais… comment l’atteindre ? Rien de plus facile, prenons notre grimoire de magie et invoquons les démons, il s’en trouvera bien hein qui aura la solution…
Eh bien vous me croirez (ou pas), un également ignoble bestiau fit alors son apparition, bien plus petit que le cousin de Godzilla mais pourvu d’un monstrueux appendice pelvien (comprenez « une énormissime bite », and excuse my French), lequel lui servit en deux temps trois mouvements à pourfendre la bête, dans un acte pour lequel il aurait été brûlé en place publique sous l’Inquisition.
Il n’y a pas une once d’invention dans ce que je viens de raconter, ce qui n’en rend que plus malade le cerveau qui est le mien… Freud, au secours !!!
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