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Super 8… ou pas.


2011
08.04

Bon on ne va s’étendre indéfiniment sur un sujet aussi peu intéressant : Super 8 est un mauvais film avec une bonne bande annonce, ce qui fait que nous nous sommes laissés piéger ce soir – comme beaucoup d’autres sans doute – et avons subi, mortifiés d’ennui, un film rapidement indigent dont le scénario brasse allègrement tous les poncifs, hésitant entre diverses directions : historique (un portrait des Etats-Unis pendant les années 60, époque de la guerre froide), nostalgique (la pré-adolescence et ses premiers émois, pas encore sexués, et tellement émouvants), catastrophe (un impressionnant déraillement de train, puis un impressionnant alien, puis un impressionnant incendie, manquent tour à tour de ravager une petite ville de province), horrifique (un gros alien monstrueux mange les êtres humains), moralisateur (le méchant n’est pas celui qu’on croit, ô surprise, l’alien mange les humains mais il est gentil quand même et ô surprise, l’armée américaine est composés de gros cons… sans dec ???), et bien sûr mélo (maman est morte, papa ne me comprend pas, mais en fait papa m’aime quand même, que diable ! je ne suis pas seul…)… Bref, un vrai gloubiboulga de cinéma, conçu par deux fêlés du septième art qui ont certainement voulu célébrer à leur façon leur vocation enfantine et leur amour vibrant pour la pellicule et le grand écran, à coup de références à (un peu) tous les genres et même à leurs propres films (ou en tout cas au moins à E.T.)… sauf que n’est pas Quentin Tarantino qui veut, et que le résultat est indigeste.

Reste de jolies performances de jeunes acteurs, en particulier le duo de tête, quelques moments d’humour, et un formidable générique de fin (le court-métrage réalisé par les personnages et qui sert de prétexte au début de l’aventure), mais franchement, rien ne peut sauver le film, bourré de pistes inutiles, de cette incessante question : « Mais… ça sert à quoi ça dans l’histoire ? Et ça, là, ça sert à quoi ? ». Et du coup, en fait, rien ne peut sauver le film… tout court.

3/10, peux pas mieux faire, désolée.

Inside ‘Inception’


2010
08.11

Vu il y a deux semaines environ : Inception de Christopher Nolan, avec – en résumé et de façon totalement subjective – : Leonardo diCaprio et Joseph Gordon-Levitt (lire les noms avec des petits coeurs partout autour ;-) ).

Voici un film qui satisfera tout le monde, amateurs d’action comme de réflexion, et midinettes en mal de belles histoires d’amour. Les intellectuels, les philosophes, les psychologues, les architectes, les ingénieurs, les informaticiens,… tout le monde s’y retrouvera, y compris les simples cinema-lovers, parce que le scénario, la mise et scène, la photographie et le jeu des acteurs sont tous également excellents.

Je n’ai pas du tout envie de « spoiler » le film en révélant ce qui en fait l’intérêt, mais sachez juste qu’il s’agit d’un des films les plus intelligents de ces dernières années. Malgré certains aspects quelque peu abracadabrants le spectateur n’est jamais totalement largué, beaucoup d’explications lui sont données (parfois un peu trop tôt à mon goût) et il ne s’égare pas dans les méandres d’un scénario aussi compliqué… qu’un rêve de Christopher Nolan ! A la manière de Matrix, Inception ouvre la réflexion du spectateur bien au-delà du film sur ce qu’est la réalité et quelle est la place de l’être humain dans ladite réalité. A la manière de Shutter Island – avec le même Leonardo diCaprio, dans un rôle quelque peu similaire d’ailleurs -, le scénario propose une fin ouverte qui permet au lecteur de conclure le film à l’aide de ses propres émotions et/ou de sa réflexion.

Après avoir vu Inception on se demande quand même si une bonne psychanalyse ne nous permettrait pas de faire remonter des limbes tout ce qu’on y a enfoui et qui nous torture jour après jour… On ne sort pas tout à fait égal à celui qu’on était en y entrant, et c’est justement formidable que le cinéma se souvienne, parfois, qu’il a ce pouvoir de changer (un peu) le monde…

Mais au-delà de cela, c’est surtout le plaisir d’un vrai moment de cinéma avec, j’insiste, l’une des mieux pensées et des plus belles distributions (internationales qui plus est) de ces dernières années : Joseph Gordon-Levitt, Ellen Page, Michael Caine, Marion Cotillard, Ken Watanabé, Cillian Murphy… et Leonardo diCaprio, simply the best actor un the whole world… what else ?

Ma note : 8/10, et mon espérance que l’Oscar du meilleur scénario aille à Nolan, et celui du meilleur acteur, enfin, à Leo…